Affaire Lyhanna : l’épouse de Jérôme Barella porte plainte pour viol et violences conjugales

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L’épouse de Jérôme Barella, principal suspect du viol et du meurtre de Lyhanna dans le Gers, a déposé plainte pour viol et violences conjugales. Cette nouvelle procédure intervient alors que plusieurs enquêtes mettent déjà en lumière de graves dysfonctionnements dans le traitement des précédentes plaintes visant le quadragénaire.

L’affaire Lyhanna continue de connaître de nouveaux développements judiciaires. L’épouse de Jérôme Barella, mère de leurs deux filles âgées de 7 et 11 ans, a déposé plainte pour viol et violences conjugales contre son mari, selon une source proche du dossier. Elle a été entendue le 18 juin par les enquêteurs de la section de recherches de Toulouse.

Cette nouvelle plainte intervient alors que Jérôme Barella est déjà mis en examen dans l’enquête sur la mort de Lyhanna, retrouvée sans vie le 4 juin dans le Gers, plusieurs jours après sa disparition.

Jérôme Barella poursuivi pour meurtre et viol sur mineure

Âgé de 41 ans, Jérôme Barella est actuellement incarcéré à l’isolement à la prison de Mont-de-Marsan.

Initialement mis en examen pour enlèvement et séquestration, il est désormais poursuivi pour meurtre et viol sur mineure après que l’autopsie a établi que Lyhanna avait subi un viol. En revanche, les examens médico-légaux n’ont pas permis de déterminer avec certitude la cause exacte du décès de la fillette, selon le parquet d’Agen.

L’affaire a profondément marqué l’opinion publique, notamment après la révélation que plusieurs plaintes et signalements visant Jérôme Barella avaient été enregistrés avant la mort de l’enfant, sans qu’il ne soit interpellé ou convoqué par les enquêteurs.

Les précédentes plaintes au cœur des critiques

Avant les faits concernant Lyhanna, Jérôme Barella avait déjà fait l’objet de plaintes pour viols sur mineures en 2022 puis en 2025. Aucune de ces procédures n’avait conduit à une condamnation inscrite à son casier judiciaire.

Lundi, un rapport de l’Inspection générale de la Justice a mis en évidence plusieurs défaillances et pertes de temps dans le traitement de ces dossiers.

Le rapport revient notamment sur la plainte déposée en août 2025 par la mère d’une fillette de 11 ans, prénommée Rosa. L’enfant affirme avoir subi une cinquantaine de viols entre septembre 2024 et avril 2025. L’inspection relève des dysfonctionnements dans le traitement de cette procédure, désormais confiée à la Section de recherches de Bordeaux afin de poursuivre les investigations.

Ces éléments nourrissent les interrogations sur la prise en charge des plaintes pour violences sexuelles et sur la capacité des institutions à identifier rapidement des auteurs présumés faisant déjà l’objet de multiples signalements.

D’autres membres de la famille également visés par des procédures judiciaires

Parallèlement, plusieurs membres de la famille de Jérôme Barella font eux aussi l’objet de procédures distinctes.

Son frère, Yannick Barella, est mis en examen pour des faits de viols sur mineur et de viols sur conjoint. Il a été placé sous contrôle judiciaire.

Le père de Jérôme Barella, âgé de 71 ans, fait quant à lui l’objet d’une réouverture d’enquête concernant des faits d’agression sexuelle dénoncés par une mineure de son entourage familial. Cette procédure, initialement classée faute d’infraction suffisamment caractérisée, est de nouveau examinée par la justice.

Une autre enquête portant sur des accusations de viol d’une de ses petites-filles avait abouti à un non-lieu en 2021.

Une affaire qui révèle les dysfonctionnements de la justice

Au-delà des poursuites visant Jérôme Barella, l’affaire Lyhanna soulève désormais de nombreuses questions sur le traitement judiciaire des violences sexuelles.

Les révélations successives concernant les plaintes antérieures, les retards relevés par l’Inspection générale de la Justice et la multiplication des procédures impliquant différents membres d’une même famille alimentent le débat sur les moyens consacrés aux enquêtes pour violences sexuelles, la coordination entre les services d’investigation et la protection des victimes.

L’enquête sur la mort de Lyhanna se poursuit tandis que plusieurs procédures parallèles sont désormais menées afin d’établir les responsabilités dans chacune des affaires.

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