Affaire Epstein : Ghislaine Maxwell réclame une grâce de Donald Trump pour témoigner devant le Congrès

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Ghislaine Maxwell, ancienne complice de Jeffrey Epstein condamnée en 2022 à 20 ans de prison pour exploitation sexuelle de mineures, a refusé de répondre aux questions d’une commission de la Chambre des représentants américaine lors d’une audition organisée à huis clos par visioconférence depuis sa prison au Texas.

Ghislaine Maxwell invoque le Cinquième amendement devant une commission parlementaire

Comme l’ont confirmé les responsables parlementaires, Maxwell a invoqué le Cinquième amendement de la Constitution américaine, qui protège toute personne contre l’auto-incrimination, et n’a répondu à aucune question portant sur les crimes commis par le réseau Epstein ou sur d’éventuels complices.

Le président républicain de la commission, James Comer, a qualifié cette attitude de « très décevante », soulignant que les élus souhaitaient interroger Maxwell sur les responsabilités éventuelles d’autres personnalités impliquées dans l’affaire.

Une offre controversée : témoigner en échange d’une grâce présidentielle

La position de Maxwell a cependant évolué rapidement. Selon une déclaration officielle de son avocat, elle se dit désormais prête à « témoigner complètement et honnêtement » devant le Congrès si elle obtient en contrepartie une grâce présidentielle du président Donald Trump.

Cette demande intervient après que la commission parlementaire a refusé de lui accorder une immunité pénale, initialement sollicitée pour permettre son témoignage. La stratégie judiciaire de Maxwell vise ainsi à obtenir une protection directe de l’exécutif, une option juridiquement possible mais politiquement explosive.

Son avocat affirme également que Maxwell pourrait fournir des éléments montrant que Donald Trump et Bill Clinton seraient « innocents de tout méfait » dans l’affaire Epstein, tous deux ayant entretenu des relations sociales avec le financier avant sa condamnation.

Une controverse politique majeure à Washington

La proposition de Maxwell a immédiatement déclenché une réaction politique forte. Plusieurs élus démocrates accusent l’ancienne mondaine d’envoyer un signal clair à la Maison-Blanche, estimant qu’elle cherche à démontrer que son témoignage — et potentiellement ses informations — pourraient être négociés contre une grâce présidentielle.

Cette séquence intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par la publication récente de plus de trois millions de pages de documents liés au dossier Epstein par le ministère de la Justice américain. Les autorités avaient toutefois indiqué que ces publications ne contenaient pas, à ce stade, d’éléments permettant de nouvelles poursuites pénales.

Parallèlement, la commission parlementaire a convoqué Bill Clinton et Hillary Clinton pour être auditionnés séparément sur leurs relations passées avec Jeffrey Epstein, les anciens dirigeants ayant demandé que ces auditions soient publiques afin d’éviter toute instrumentalisation politique.

Une affaire toujours au cœur de la vie politique américaine

Plus de six ans après la mort de Jeffrey Epstein en prison en 2019, l’affaire continue d’avoir un impact majeur sur la scène politique américaine. Les enquêtes parlementaires, la déclassification progressive de documents judiciaires et les débats sur les éventuelles complicités maintiennent le dossier au centre de l’actualité.

La demande de grâce formulée par Ghislaine Maxwell ouvre désormais un nouveau front : celui de la possible intervention présidentielle dans une affaire criminelle emblématique, qui pourrait avoir des conséquences juridiques et politiques considérables si une telle décision venait à être envisagée.

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