Journée contre les violences faites aux femmes : « l’entreprise doit se mobiliser »

AccueilNewsJournée contre les violences faites aux femmes : "l'entreprise doit se mobiliser"

A l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes et de l’organisation du Women’s forum les 29 et 30 novembre, Publicis et le Women’s forum ont invité quelques entreprises ambassadrices comme Accor ou l’Oréal à s’exprimer lors d’une conférence. Isabelle Lonvis-Rome, Ministre déléguée chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, Secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale et solidaire et de la Vie associative et Brune Poirson, ancienne secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire et directrice développement durable du groupe Accor et Alain Legrand, fondateur de la FNACAV étaient présents. 

Les entreprises au coeur des combats 

“Il ne suffit pas de faire passer des lois pour qu’elles soient appliquées, nous avons besoin de tout le monde”. Pour accueillir les entreprises ambassadrices du Women’s Forum, Anne-Gabrielle Heilbronner, présidente du Women’s Forum a tenu à rappeler l’importance du monde de l’entreprise dans la protection des femmes victimes de violences. A son tour, La ministre Isabelle Rome a reconnu que l’Etat ne peut pas agir seul. “Les entreprises doivent être au cœur du combat pour repérer et orienter les victimes vers de l’aide.” La Secrétaire d’Etat Marlène Schiappa a tenu à appuyer les propos de la ministre “Sensibiliser les témoins dans les entreprises est indispensable. La parole des femmes ne se libère pas comme ça. Il faut aller chercher la parole avec la mise en confiance des victimes”. 

©thewomensvoices. Isabelle Rome le 24 novembre 2022
©thewomensvoices. Marlene Schiappa le 24 novembre 2022

Anne-Laure Thomas, directrice Diversité, Equité & Inclusion chez L’Oréal est investie depuis 2015 pour la protection des femmes victimes par l’entreprise. Elle se bat pour que les victimes repérées soient prises en charge correctement et rapidement. Pour elle, la formation est indispensable. “Il faut que les collègues de victimes potentielles sachent reconnaître les signes”, explique-t-elle. “Il faut ensuite faire prendre conscience à la victime qu’elle est sous l’emprise de son conjoint et pouvoir appeler à l’aide, le numéro d’urgence comme le 3919.”

©thewomensvoices. Anne-Laure Thomas le 24 novembre 2022

Le relogement : un enjeu majeur

Alors que 4 femmes victimes conjugales sur 10 ne trouvent pas d’endroit où aller lorsqu’elles quittent leur domicile, le groupe hôtelier Accor a choisi de lancer Abri d’urgence. Pour en parler, la directrice du développement durable du groupe Accor et ancienne ministre Brune Poirson était présente. “On ne veut pas se substituer à l’État. On trouve de nouvelles initiatives pour aider les femmes à quitter leur domicile”. Abri d’urgence propose des accueils d’urgence dans les hôtels ouverts aux femmes et aux enfants victimes de violences.

©thewomensvoices. Brune Poirson le 24 novembre 2022

Charlyne Péculier, présidente de l’association Un abri qui sauve des vies insiste à son tour sur l’importance de faire découvrir la vie en sécurité et en communauté aux femmes victimes pour ne pas qu’elles retournent vers leur agresseur.“Les victimes de violences comprennent qu’elles n’ont jamais vécu de schéma familial normal, cette découverte leur permet de se reconstruire, nous les accompagnons dans ce sens là”.

©thewomensvoices. Charlyne Péculier le 24 novembre 2022

The Women’s voices est partenaire du Women’s Forum : https://www.womens-forum.com

Découvrez aussi