Eric Coquerel reste à la tête de la Commission des Finances

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Mathilde Panot, Présidente des députés LFI persiste : malgré une enquête ouverte la semaine dernière à l’encontre d’Eric Coquerel, celui-ci conserve sa position de Président de la puissante commission des Finances à l’Assemblée Nationale, et explique dans une interview à France Info, qu’il n’y a pas de « mise en retrait. »

Cette enquête pour harcèlement et agression sexuels fait suite aux déclarations d’une ancienne figure des gilets Jaunes, qui a déposé une plainte début juillet. Sophie Tissier, militante de gauche, a mentionné des faits «  pouvant s’apparenter à une agression sexuelle » lors d’une soirée à Grenoble en 1994, à l’encontre de l’élu de Seine-Saint-Denis.

Les faits en cause

Lors d’une journée de conférence à l’issue de laquelle une soirée était organisée, Éric Coquerel a eu des “gestes appuyés, ses mains étaient collantes et glissaient sur des parties du corps inappropriées (…), il effleurait mes fesses à plusieurs reprises”, a déclaré la plaignante. Sophie Tissier décrit “des gestes déplacés, des mains baladeuses” “une drague lourdingue” et un comportement “outrancier, offensant, harcelant” de la part d’Eric Coquerel.

Elle détaille avoir réalisé un signalement au comité de suivi des violences sexuelles (CVSS) du groupe LFI et elle révèle que sa carrière et son parcours de militante ont été affectés par les actes du député, très proche de Jean-Luc Mélenchon.

Aujourd’hui, l’enquête a été confiée à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP).

En cas de délit, le délai pour porter plainte étant de 6 ans au maximum, ces agressions, même si elles étaient caractérisées, pourraient être prescrites, puisqu’elles datent de 1994.

Demande de mise en retrait

Pourtant à gauche, certaines voix avaient demandé son retrait « le temps de l’enquête », comme la députée écologiste Sandrine Rousseau, très engagée dans les combats contre les violences sexuelles.

“Il faut respecter la parole des femmes”, a déclaré Sandrine Rousseau..

“Une fois que cette enquête est réalisée alors il pourra reprendre son poste de président de la commission des Finances, s’il n’y a rien”, a précisé Sandrine Rousseau. Par contre, “s’il est mis en examen, il faudra qu’il démissionne”. 

Sandrine Rousseau avait d’ailleurs suggéré “que le monde politique se dote d’une instance indépendante pour permettre un examen des témoignages en dehors des structures partisanes forcément prises dans des logiques de conflits de loyauté”.

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