Endométriose : Emmanuel Macron annonce une stratégie nationale

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C’est un premier pas dans la bataille contre l’endométriose, Emmanuel Macron annonce ce mardi 11 janvier 2022 le lancement d’une stratégie nationale de lutte contre la maladie qui touche une femme sur 10 en France.

L’endométriose, un calvaire méconnu

L’endométriose est une maladie très répandue en France, touchant 2 millions de Françaises, c’est la principale cause d’infertilité dans le pays. Elle est provoquée par la présence de tissus et de cellules d’origine utérine en dehors de l’utérus. Ce phénomène se déclenche lors des cycles menstruels en réagissant aux hormones.

Les symptômes sont multiples, pouvant aller des règles abondantes, à l’infertilité en passant par de douleurs intenses pouvant handicaper les femmes atteintes au quotidien et provoquer des malaises.

Les connaissances sur cette maladie restent encore limitées. Le diagnostique est très compliqué et met en moyenne 7 ans avant de se révéler.

Des mesures attendues depuis plusieurs années

Lors de son annonce mardi 11 janvier 2022, Emmanuel Macron a reconnu qu’il ne s’agissait « pas d’un problème de femmes mais d’un problème de société ». Le gouvernement prévoit depuis 2019 de mettre en place une stratégie contre la maladie, malheureusement retardé par la crise sanitaire.

La mission a été confiée l’année dernière à l’eurodéputée LREM Chrysoula Zacharopoulou, gynécologue très compétente sur ce domaine.
Son rapport a été rendu ce mardi et le gouvernement a pris la décision de suivre les principales mesures proposées. Parmi elles, «  la nécessité de garantir une prise en charge globale, personnalisée et équitable sur tout le territoire, le renforcement de la formation des professionnels de santé, la nécessité d’investir sur la recherche pour faire progresser la connaissance de la maladie ».


En effet, l’une des principales difficultés avec l’endométriose est la réalisation du diagnostique, notamment dans les déserts médicaux. L’objectif est donc de garantir un accès à des ressources et à des soins spécialisés à toutes les françaises.

La fin d’un tabou

Ainsi, Emmanuel Macron souhaite « identifier précisément des filières territoriales de soins avec au moins un centre de recours et l’expertise » et « développer ce qu’on pourrait appeler un *réflexe endométriose*  auprès de tous les publics: à l’école, à l’université, à la maison, au bureau, et même, et surtout dirais-je, dans les milieux médicaux ». L’endométriose ne doit plus et ne peut plus être un tabou afin de garantir la santé de tous.

Nathalie Clary, présidente de l’association Endomind s’est félicitée de ces annonces: “C’est la première fois qu’on a une stratégie nationale et c’est une très bonne chose”, après l’ébauche d’un plan en 2019 mais mis en attente pour cause de pandémie.

“Il faut maintenant qu’on ait une enveloppe budgétaire” sur la table, précise-t-elle. Elle regrette par ailleurs que l’endométriose ne soit pas reconnue parmi les trente maladies classées comme affections longue durée (ALD).

Le comité permettant de définir le plan d’action se réunira en février, il sera composé de femmes atteintes de la maladie, de professionnels de la santé et d’élus.

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