Un mois après la disparition de Manon Relandeau, jeune mère de 31 ans en Loire-Atlantique, son conjoint, Abdelkarim B. a été interpellé en Algérie avec leur fille de 15 mois.
L’information a été confirmée par le procureur de Nantes, Antoine Leroy. L’homme de 41 ans a été arrêté par les services de police algériens, l’enfant se trouvant à ses côtés au moment de l’interpellation.
Le suspect avait quitté la France le 2 avril avec le bébé, quelques jours avant que la disparition de l’agricultrice ne soit signalée.
Une enquête pour meurtre et enlèvement
Face aux éléments recueillis, le parquet de Nantes a ouvert une information judiciaire pour « meurtre par conjoint » et « enlèvement d’un mineur ».
La disparition avait été signalée le 3 avril par des proches, inquiets de ne plus avoir de nouvelles de Manon Relandeau ni de sa fille.
D’importants moyens ont été engagés pour tenter de la retrouver. Des recherches ont été menées autour du domicile du couple à Saint-Étienne-de-Montluc, près de Nantes, ainsi qu’aux abords de l’exploitation agricole de la jeune femme. Des plongeurs, des drones et des hélicoptères ont notamment été mobilisés.
À ce stade, la victime reste introuvable.
Des complices présumés mis en examen
L’enquête s’est élargie à d’autres personnes. Deux individus ont été mis en examen les 22 et 23 avril pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime » et « modification des lieux d’un crime ».
Ils ont été placés en détention provisoire.
Selon le parquet, le conjoint de la disparue avait également contacté plusieurs personnes après avoir quitté le territoire français.
Un suspect déjà condamné pour violences conjugales
Le conjoint de Manon Relandeau est identifié par plusieurs médias comme Abdelkarim B., également appelé Karim, âgé de 41 ans. Il est considéré comme le principal suspect dans cette affaire.
Selon les éléments rapportés par la presse, il avait déjà été condamné en 2019 pour des violences conjugales sur une précédente compagne, à une peine de prison avec sursis.
Arrivé en région nantaise en 2022, il aurait rencontré Manon Relandeau en ligne. Le couple s’était ensuite installé à Saint-Étienne-de-Montluc, où leur fille Inaya est née début 2023.
Des témoignages évoquent une relation marquée par des tensions, voire de l’emprise notamment dans un contexte de forte jalousie du conjoint.
À ce stade de la procédure, il demeure présumé innocent.
Une coopération judiciaire sous contrainte diplomatique
La question d’une éventuelle extradition n’a pas été précisée par le parquet.
Elle intervient dans un contexte de relations sensibles entre la France et l’Algérie, marquées ces derniers mois par plusieurs tensions diplomatiques.
Malgré des signes récents d’apaisement, la coopération judiciaire entre les deux pays pourrait être déterminante pour la suite de l’enquête.
À retenir
Le conjoint de Manon Relandeau a été arrêté en Algérie avec leur enfant un mois après la disparition. Déjà condamné pour violences conjugales, il est au centre d’une enquête pour meurtre et enlèvement. La victime reste introuvable, et la suite de la procédure dépendra notamment de la coopération entre la France et l’Algérie.
