Retraites des femmes : une deuxième réforme pour moderniser les droits familiaux

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Cynthia

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Le gouvernement français souhaite remettre à plat d’ici l’été les droits liés à la maternité et les pensions de réversion, au risque de rouvrir la boîte de Pandore. Cette initiative fait suite à l’accusation de désavantager les femmes avec la réforme des retraites mise en place par l’exécutif.

Elisabeth Borne, la Première ministre, souligne que « le système ne correspond plus à la réalité professionnelle des femmes » et pointe « les faiblesses de dispositifs imaginés il y a cinquante ans », lorsque les mères « arrêtaient de travailler ». A mesure que les carrières des femmes s’allongent, les trimestres conçus à l’origine comme une « compensation » deviennent « moins utiles et moins pertinents », même s’ils gardent « évidemment un intérêt pour celles qui ont des carrières hachées ».

Pensions de réversion : des inégalités « assez terribles »

Le ministre du Travail, Olivier Dussopt, souhaite également remettre sur la table le dossier des pensions de réversion, source d' »inégalités assez terribles » entre les « treize régimes » en vigueur. Il estime que les conditions variables d’âge, de ressources, de durée de mariage, de non-remariage, sans parler des méthodes de calcul différentes, sont à l’origine de cette situation.

En 2018, ce maquis de normes devait être remplacé par une seule règle : garantir au conjoint survivant 70% du montant des pensions du couple. Mais l’exécutif garde en mémoire la polémique qui lui avait collé aux semelles sur la suppression des pensions de réversion, née d’un simple document de travail et qui avait forcé Emmanuel Macron lui-même à démentir une « rumeur malsaine ».

Un gouvernement prudent

Le gouvernement marche donc sur des œufs, d’autant que sa réforme des retraites est vivement critiquée pour son manque d’équité envers les femmes, qui devraient allonger leur carrière davantage que les hommes. Même si cela leur permettrait de rattraper un peu le manque à gagner.

Prudente, la cheffe du gouvernement souhaite « prendre le temps d’en parler calmement et s’assurer qu’on n’est pas en train de créer une injustice en en corrigeant une autre ». Avec en ligne de mire le budget 2024 de la Sécurité sociale, qui sera présenté en septembre.

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