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« Le temps du silence est terminé »

La patineuse Sarah Abitbol

Deux ans après les révélations de la patineuse Sarah Abtinol sur les violences sexuelles qu’elle a subies, la parole continue de se libérer dans le monde du sport.

Des révélations qui ont bouleversé le monde du sport

« Quand je me réveille le matin, je n’ai pratiquement plus d’angoisses, les anti-dépresseurs ne sont pratiquement plus présents, et j’avance dans la vie » révèle la patineuse, qui a publié un livre en 2020, révélant les viols qu’elle avait subis de son entraineur alors qu’elle était mineure. Son témoignage avait bouleversé le monde du sport et permis une libération de la parole jamais connue dans ce domaine auparavant.

Rapidement, une cellule ministérielle contre les violences dans le sport avait été mise en place et avait permis à beaucoup de sportives, de s’exprimer, enfin.  Fin décembre 2021, la cellule comptabilisait 610 affaires recensées, dont 90% relevant de violences sexuelles, commises majoritairement par des entraineurs. « La cellule est mieux connue et les faits remontent de manière plus systématique », explique Fabienne Bourdais, déléguée ministérielle de la lutte contre les violences dans le sport. « Ce sujet n’est pas derrière nous » martèle-t-elle en rappelant que depuis début 2022, trente nouveaux cas ont été signalés à la cellule.

La parole des sportives se libère

Dans le monde du sport, la parole se libère, permettant une reconnaissance des victimes mais aussi la mise en place des actes de préventions. Dans de nombreux gymnases, on voit apparaître des affiches « zéro tolérance pour les violences ». « On n’est plus seules du tout » estime Audrey Larcade, une cavalière victime de son entraineur. « Les victimes aujourd’hui sont entendues » renchérit l’athlète Ludivine Malle, elle aussi agressée par son entraineur.

Pour l’ancienne ministre chargée des sports Roxana Maracineanu: « Le temps du silence est terminé ».

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