Hausse des violences sexuelles à Paris

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Laure Beccuau, procureure de la République de Paris, a dévoilé sur France info, une hausse de 30% du nombre de dépôts plaintes pour violences sexuelles dans la capitale en 2022.

Une libération de la parole

Chaque jour, près de quatre plaintes pour agressions sexuelles sont déposées depuis début 2022 à Paris, selon Le Parisien. Cet été, la capitale a fait face à plusieurs affaires de violences sexuelles qui ont été médiatisées. 

Le préfet de police Laurent Nuñez, a expliqué dans Le Parisien que les violences sexuelles commises sur la voie publique, ne comprennent qu’une part des agressions sexuelles. Entre juin et juillet, 28 dépositions pour « viols de rue » ont été enregistrées à Paris, d’après l’hebdomadaire Marianne.  

“On est souvent sur des scénarios de rencontres ou de sorties dans des cadres festifs. Là encore, il nous faut plus de présence sur le terrain, être efficace dans notre travail de police judiciaire mais aussi de prévention auprès des bars, des discothèques”, dévoile le préfet de police.

Laure Beccuau s’est exprimée à ce sujet : “Il faut être clair, le chiffre des plaintes pour les violences sexuelles est en hausse, si j’en crois les derniers éléments communiqués par la police judiciaire”. Elle a annoncé une augmentation des plaintes pour violences sexuelles « chiffrée à 30% par rapport à l’année dernière ». 

Selon la procureure de la République parisienne, “Elle peut avoir deux sources, une hausse objective des faits mais aussi une hausse liée à la libération de la parole”.

Elle a également répondu positivement à la question « Cela est-il le fruit du mouvement #MeToo ? »

Des aides à la protection des victimes

“Le chemin à parcourir paraît immense mais il y a des réussites dans la protection des victimes”, a déclaré la cheffe du ministère public à Paris, « les réactivités au niveau judiciaire sont là ».

Tandis que certaines associations considèrent que l’utilisation des bracelets électroniques ne se met pas en place assez rapidement, Mme Beccuau, appuie fortement leur présence.

D’après elle, les bracelets électroniques peuvent devenir “sources de stress” et “avoir des déclenchements fréquents” dans les grandes villes telles que la capitale, car “victimes et auteurs sont en proximité”.

La magistrate a déclaré « C’est pour ça que nous avons déployé des téléphones grave danger », « C’est quelque chose qu’on développe et pour lequel les dotations augmentent ».  60 téléphones « grave danger » ont été distribués à Paris.

Un système qui aide à vérifier si un smartphone est “infecté ou surveillé » lors d’harcèlement ou de séparation a été créé dans la capitale. Il devrait bientôt devenir disponible dans les postes de police et dans les associations d’aide aux victimes de Paris.

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