L’actrice et militante Jane Fonda a pris la parole après l’arrestation du journaliste Don Lemon, dénonçant une atteinte grave à la liberté de la presse aux États-Unis.
Sa déclaration, brève mais lourde de sens, a immédiatement retenu l’attention :
« Ils ont arrêté le mauvais Don. »
Une prise de parole ancrée dans l’histoire des médias
Jane Fonda a accompagné sa réaction d’un rappel personnel et politique : son ex-mari, Ted Turner, est le fondateur de CNN.
En évoquant cette filiation, l’actrice souligne son attachement de longue date aux principes du journalisme indépendant et à la protection constitutionnelle dont bénéficient les journalistes dans une démocratie.
Sa prise de position ne s’inscrit pas dans un registre partisan, mais dans une défense plus large du rôle fondamental de la presse, notamment lorsqu’elle couvre des mouvements sociaux ou des actions de l’État controversées.
Pourquoi Don Lemon a-t-il été arrêté ?
Don Lemon a été interpellé alors qu’il couvrait une manifestation organisée dans une église du Minnesota. Cette mobilisation était liée à des tensions autour d’opérations de maintien de l’ordre qui suscitent une vive controverse aux États-Unis.
Les autorités invoquent le contexte de la manifestation pour justifier l’arrestation. Plusieurs organisations de défense de la liberté de la presse estiment toutefois que l’interpellation d’un journaliste en plein exercice de son métier pose un problème démocratique majeur.
Liberté de la presse et Premier amendement
Cette arrestation a ravivé le débat sur la protection des journalistes lorsqu’ils couvrent des sujets sensibles. Pour Jane Fonda, comme pour de nombreux défenseurs des libertés publiques, arrêter un journaliste revient à fragiliser directement le Premier amendement de la Constitution américaine.
Même en l’absence de condamnation, ce type d’interpellation est perçu comme un signal dissuasif envoyé aux médias et aux reporters de terrain.
Une inquiétude croissante chez les défenseurs des libertés
Associations, syndicats de journalistes et observateurs internationaux alertent depuis plusieurs années sur la multiplication des pressions exercées sur la presse, en particulier lors de manifestations ou de crises politiques.
L’affaire Don Lemon s’inscrit dans cette dynamique préoccupante. Comme le suggère la déclaration de Jane Fonda, l’enjeu dépasse le cas individuel d’un journaliste : il concerne la capacité des médias à informer librement sans crainte de répression.
