Qui est Giorgia Meloni, future première ministre italienne ?

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Elle sera sans doute la prochaine première ministre de l’Italie. Mais qui est Giorgia Meloni, présidente du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia ? 

Sous la présidence de cette Romaine de 45 ans, Frères d’Italie a réuni plus d’un quart des voix et est devenu le premier parti du pays. Pour y parvenir, Giorgia Meloni a utilisé son véritable talent d’oratrice dans les médias.

“Je fais peur, moi?”

Qualifiée de pro-fasciste par ses adversaires, en référence notamment à son expérience militante au Mouvement Social Italien (MSI), Meloni n’hésitait pas à apostropher la foule pendant sa campagne : “Je fais peur, moi?“. 

L’italienne assumait en effet des positions particulièrement radicales, le dictateur Mussolini était un “bon politicien” qui a “beaucoup accompli” pour son pays expliquait-elle. Elle lui reproche tout de même des “erreurs” telles que les lois antijuives et l’entrée en guerre. Selon Meloni, qui cherche à se distancer de l’extrême droite, FDI est un parti “conservateur” qui ne laisse pas place “pour les nostalgiques du fascisme, ni pour le racisme et l’antisémitisme”. 

(©) images Reuters

“Dieu, patrie, famille”

Élevée par une mère célibataire et militante, Giorgia Meloni entre en politique à 15 ans et devient membre d’associations étudiantes de droite. En 2006, elle devient députée et vice-présidente de la chambre. Elle hérite du ministère pour la Jeunesse dans le quatrième gouvernement conduit par Silvio Berlusconi de 2006 à 2011. Meloni devient alors, à 31 ans, la plus jeune ministre de l’histoire du pays. C’est en 2012 qu’elle fonde Fratelli d’Italia. 

En plus de sa devise “Dieu, patrie, famille”, elle développe un programme plus que conservateur. Parmi ses nombreuses propositions : fermer les frontières pour protéger l’Italie de “l’islamisation”, renégocier les traités européens pour que Rome reprenne “le contrôle de son destin” ainsi que lutter contre les “lobbys LGBT” et “le remplacement ethnique en cours en Italie”. 

Giorgia Meloni est également fermement opposée aux quotas de diversité voulus pour renforcer la présence des femmes au Parlement ou au Conseil d’Administration. Pour elle, “les femmes doivent atteindre le sommet par le mérite.”

En février 2021, elle et son parti sont les seuls à refuser de participer à la formation d’un cabinet d’unité nationale pour sortir l’Italie de la crise sanitaire et économique. “L’Italie a besoin d’une opposition libre“, affirme-t-elle alors. 

En Europe, c’est sa critique constante de Vladimir Poutine qui lui a permis de gagner en popularité.

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