Écologie : le programme de l’Exécutif

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Suite aux alertes du président sur les mois à venir, la Première ministre française s’est exprimée sur les premiers dispositifs mis en place pour faire face aux crises climatiques et énergétiques. Elle a annoncé la mobilisation générale au sujet des économies d’énergies devant la Medef.

Au vu de la ” série de crises graves “, allant du dérèglement climatique à la guerre en Ukraine, le chef de l’État a abordé ” la fin de l’abondance ” ainsi que ” la fin de l’insouciance ” . Emmanuel Macron évoque la nécessité de faire ” des efforts “, voire ” des sacrifices “.

“Il ne s’agit pas de promettre du sang et des larmes, mais c’est important que chacun soit conscient de la gravité du moment”, a énoncé Élisabeth Borne, samedi, dans Le Parisien.

L’exécutif agit avec précaution à la suite d’une saison estivale secouée par l’inflation causée par le conflit Russo-Ukrainien, mais également par les nombreuses canicules.

Un investissement financier plus important

Préoccupée de montrer l’exécutif actif sur cette question au coeur de la préoccupation des citoyens, la cheffe du gouvernement a détaillé les première initiatives. Parmi ces mesures, on retrouve notamment le déblocage d’un ” fonds vert ” d’1,5 milliard d’euros afin d’aider les collectivités locales ” dans l’accélération de leur transition écologique “.

La Première ministre s’est également engagée à ce que le gouvernement tempère ” les hausses ” des prix de l’énergie en décembre lors de la fin du bouclier tarifaire, à l’aide de ” dispositions spécifiques ” dont bénéficieront les ” plus fragiles “.


Le porte-parole du gouvernement Olivier Véran s’est lui voulu rassurant: ” Ce qui se passera en France n’est pas ce qui se passe en Angleterre où le prix de l’énergie augmente d’un seul coup de 80 % “.


Elisabeth Borne devra également convier les particuliers et les entreprises à la ” mobilisation générale ” au sujet de la sobriété énergétique. La finalité de cet appel est de diminuer de 10 % leur consommation avant un bilan fin septembre-début octobre.

La Première ministre ne souhaite pas évoquer devant le Medef la taxation des ” superprofits ” qu’elle n’exclut pas pour autant. Elle encouragera une nouvelle fois les entrepreneurs à laisser du pouvoir d’achat à leurs salariés. Mais également à diminuer les prix grâce à de nombreuses solutions existantes. 


L’objectif ” est de dire aux entreprises : si vous ne tenez pas votre rôle au service du pouvoir d’achat des Français et des salariés, l’État prendra ses responsabilités ” sur les superprofits, a mis en avant Olivier Véran.

Craintes sur l’implication du gouvernement


Sur cette interrogation comme sur d’autres, bien qu’il ne dispose pas de majorité absolue à l’Assemblée, il souhaite créer un consensus. Le 8 septembre, le président de la République va faire apparaître le Conseil national de la refondation. Une instance déjà polémique qui est censée réunir élus, société civile et acteurs de terrain.

Malheureusement, le bilan environnemental plus qu’insuffisant de M. Macron remet en cause les compétences de ce dernier à relever ces défis. 


L’écologiste Julien Bayou dénonce des actions ” trop timides “. Tandis que dimanche, depuis la Drôme, le leader Insoumis M.Mélenchon a blâmé le comportement pessimiste de Macron : “Nous ne partageons pas cette méthode lamentable qui consiste à jouer sur la peur, car la peur tétanise”.

Parmi les différents textes révélés en septembre par le gouvernement, on retrouve le projet de loi en faveur du développement des énergies renouvelables, contenant notamment une série de mesures de simplification.

Dans cette situation, la Première ministre n’a pas écarté de faire adopter le budget en ayant recours à l’article 49.3 de la Constitution, qui autorise l’adoption d’un texte sans vote mais implique la responsabilité du gouvernement. ” Les Français ne nous ont pas demandé l’immobilisme “, se justifie-t-elle




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