Marta Ortega : l’héritière à la tête d’Inditex

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Marta Ortega, 38 ans, prend la tête du géant du prêt à porter espagnol Inditex, maison mère de la célèbre marque Zara, fondée par son père Amancio Ortega en 1985.

Une experte préparée

Marta Ortega, décrite comme discrète et réservée, était pressentie depuis plusieurs années pour succéder à son père. Présente dans le groupe depuis longtemps, elle a commencé en tant que vendeuse dans un magasin Zara, où elle serait restée anonyme, jusqu’à être démasquée par sa montre Rolex.

Travaillant ces dernières années dans la supervision du design et la montée en gamme de l’enseigne, elle n’a jamais occupé de poste exécutif dans Inditex et sa nomination inquiète. En Automne, sa nomination avait provoqué une chute du cours de la maison mère en Bourse, une crainte estompée depuis. Mais Pablo Isla, actuel Directeur Général, souhaite rassurer sur la prise de poste de Marta « Cela fait 15 ans que Marta travaille dans l’entreprise (…) Elle la connaît sur le bout des doigts » insiste-t-il.

L’héritière sera épaulée par Oscar García Maceiras, aujourd’hui PDG du groupe textile. « C’est lui qui prendra les décisions exécutives ».

De grands défis pour l’entreprise

L’arrivée de Marta Ortega survient dans une période charnière pour l’entreprise. Le leader mondial de l’habillement, valorisé à 62 milliards d’euros, a quasiment triplé ses profits l’an dernier et est pourtant confronté à l’un des moments les plus difficiles de son histoire.

Alors que la maison mère faisait face à une polémique importante, étant accusée d’avoir recours au travail forcé des Ouigours, la crise en Ukraine est un nouveau coup dur pour l’entreprise. Le géant espagnol a annoncé la suspension de son activité en Russie, l’un de ses principaux marchés au monde. Le crédit Suisse estime que « L’exercice en cours s’annonce très complexe, en raison de l’exposition d’Inditex à la Russie et au reste de l’Europe ».

De plus, il est temps pour le groupe d’amorcer son virage vert » afin de réduire son impact environnemental, aujourd’hui très élevé. Une transition dans le développement durable nécessaire mais compliquée en raison d’un modèle économique du type fast fashion.

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