Valérie Pécresse réélue en Ile-de-France, candidate en 2022 ?

Réélue à la tête de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, savoure sa victoire et entretient le doute sur d’éventuelles ambitions présidentielles, pour incarner les valeurs et le camp LR, à la prochaine élection en 2022.

“Les Franciliens ont reconnu en moi une femme d’ordre, libre et fière de servir sa région et son pays. Ce soir une équipe de France de la droite et du centre a émergé dans les régions”, a-t-elle déclaré après sa réélection.

L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy a recueilli un très bon score : entre 44,1 et 45,5% des voix, elle a pu capitaliser sur ses différentes actions, notamment pendant la pandémie : masques, tests, gel du pass navigo…pour séduire l’électorat d’Ile-de-France.

“Nous avons une grande responsabilité et j’y prendrai toute ma part. Plus que jamais je veux continuer et amplifier mon combat pour mes convictions et pour les valeurs de la République”, a déclaré, l’ancienne députée des Yvelines.

Partisane d’une droite “ferme sur le régalien, laïque mais aussi écologiste, libérale, pro-entreprise, féministe et sociale”, Valérie Pécresse avait pris ses distances avec LR dès 2017 en créant le mouvement Libres! en opposition au président du parti Laurent Wauquiez, jugé trop populiste.

Elle a notamment haussé la voix sur les problématiques de sécurité, demandant à armer les polices municipales et défendant l’idée de peines de prison “exemplaires”.

Sexisme et engagement

Valérie Pécresse, née le 14 juillet 1967 à Neuilly-sur-Seine, a fait de brillantes études : bac obtenu à 16 ans, HEC, Ena… ce parcours de bonne élève lui a longtemps valu une image de femme sage sans grande envergure. Recrutée en 1997 comme spécialiste de l’internet par Jacques Chirac, elle devient députée des Yvelines en 2002 puis deux fois ministre : de l’Enseignement supérieur en 2007 et du Budget en 2011.

“Lors de ma première campagne régionale, le surnom dont mes adversaires de gauche m’avaient affublée, c’était ‘la blonde’. Ensuite, ça a été ‘serre-tête et jupe plissée’”, explique-t-elle en 2019.

Valérie Pécresse déplore régulièrement le sexisme en politique et détaille que “si un homme crie, c’est qu’il a du caractère, que c’est un chef. Une femme qui s’emporte, elle perd ses nerfs, c’est une hystérique”.

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