Nouvelle mobilisation des sages-femmes

La profession réaffirme ce 7 octobre sa colère à l’égard du gouvernement et est bien déterminée à obtenir davantage de reconnaissance et de renforcement de ses effectifs. C’est en effet la sixième fois que les sages-femmes manifestent depuis le début de l’année.

L’Organisation nationale syndicale des sage-femmes demande une véritable réflexion sur ce métier, son mode d’exercice et son aptitude à susciter de nouvelles vocations.

Des mesures jugées insatisfaisantes

Olivier Véran, ministère de la Santé a annoncé une augmentation de salaire de 100 euros net par mois pour les sage-femmes exerçant à l’hôpital. A cette hausse de salaire s’ajoute une prime spécifique de 100 euros net. Ces augmentations représentent un coût de 40 millions d’euros par an dans le budget de la Sécurité Sociale pour 2022.

Ces gains bénéficieront à quelques 18 000 sages-femmes. “Les sages-femmes ont pu se sentir mises à l’écart”, admettent des proches du ministre de la santé, faisant référence à la refonte des grilles salariales d’autres personnels hospitaliers comme les infirmières ou les aides-soignantes.

Dégradation des conditions de travail

Le Conseil national de l’ordre des sages-femmes a “déjà alerté les pouvoirs publics sur la pénurie de sages-femmes et l’épuisement de ces professionnelles, s’alarme des conséquences de ces annonces sur le devenir des maternités.”

En ne traitant pas en profondeur les causes du malaise des sages-femmes, l’attractivité de la profession semble durablement compromise. En ignorant les problématiques croissantes d’effectifs dans les maternités, la question essentielle de la sécurité et de la qualité de la prise en charge des patientes et des nouveau-nés reste en suspens”, explique le Conseil national de l’ordre.

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