MISS FRANCE ET FEMINISTE


La nouvelle Miss France 2022, Diane Leyre (Miss Île-de-France ) a été élu à Caen mi-décembre. Le célèbre concours est de plus en plus décrié pour un certain nombre de ses règles.

DES REGLES OBSOLETES ?


La ministre de l’égalité des femmes et des hommes, Élisabeth Moreno avait notamment estimé le règlement complètement « has-been ». Elle avait aussi souligné des aspects discriminants et déplorait qu’« une femme veuve ou une femme qui est déjà mère ne puisse pas postuler »


Diane Leyre, nouvelle Miss France affirme déjà sa personnalité et explique « en tant que femme j’ai envie de montrer qu’on peut être Miss France et féministe (…) Pour moi le féminisme c’est de décider de faire ce que je veux. » Cette jeune diplômée en commerce international a estimé que : « Miss France es et resteras Miss France. Ça a toujours été comme ça. On l’adorer comme ça depuis des années. Alors pourquoi le changer pour l’instant ? »

LES FINANCES EN QUESTION


Un groupe d’élus de Gauche avait a critiqué les : « bénéfices engrangés par la société organisatrice ». Ils avaient également attaqué le maire LR de Caen, ville qui recevait l’édition de l’année, pour ne pas avoir communiqué le coût de son organisation. Le groupe d’élus estime le coût à 200 000 euros pour la ville .

Parmi les autres règles de ce concours qui crispent de plus en plus : la non rémunération des candidates. En effet, pour la première fois lors de l’édition 2022 les candidates sont rémunérées pour la finale, mais non pas pour les répétitions.

Le groupe d’élus accusent également la société Miss France de violation du droit du travail. Le conseil des Prud’hommes de Bobigny va se pencher sur les plaintes déposées en ce sens par l’association « Osez le féminisme » le 21 juin prochain.

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